Le sergent de police avait commencé son service comme d’habitude — un café dans un gobelet en carton et un bref rapport auprès du standard.

Cela faisait déjà plusieurs années qu’il patrouillait les rues de la ville : il connaissait chaque tournant, chaque ruelle, chaque petit détail qui pouvait signaler un problème avant même l’arrivée des services d’urgence.
Sa berline de patrouille bleu nuit roulait tranquillement sur l’asphalte, reflétant les lampadaires dans le pare-brise. La radio grésillait doucement en arrière-plan. Tout semblait calme.
Alors qu’il s’engageait sur une rue peu fréquentée, prêt à tourner vers l’ouest, son regard fut attiré par une silhouette étrange plus loin. En plein milieu de la voie droite… un cercueil. Un vrai cercueil, lourd, en bois, orné de poignées métalliques.
Le sergent freina brusquement. Les feux de signalisation clignotèrent automatiquement. Il coupa le contact et ouvrit lentement la portière, presque par réflexe. Elle grinça en s’ouvrant. Il posa le pied sur le bitume. Sa main se posa instinctivement sur son étui à arme. Tout en lui criait que quelque chose n’allait pas.

Il s’approcha du cercueil lentement. Chaque pas résonnait dans ses oreilles comme un coup sourd. Le vent faisait légèrement bouger sa chemise sous le gilet pare-balles.
Il s’arrêta à un demi-mètre de l’objet. Il se pencha, retint son souffle, souleva lentement le couvercle… et resta pétrifié par l’horreur 😱😱
Le cercueil était vide.
Mais c’était justement cela qui le rendait encore plus terrifiant. Aucun corps, aucun capitonnage à l’intérieur — seulement le vide… et une légère odeur de vernis frais.
Il contacta immédiatement le central par radio. On découvrit rapidement qu’à l’autre bout de la ville, un camion transportant une cargaison de cercueils neufs à destination d’une entreprise de pompes funèbres avait eu un accident.

Lors de l’impact contre un trottoir, l’un des cercueils avait littéralement été projeté hors du compartiment arrière, avait survolé la benne… et s’était retrouvé en plein milieu de la chaussée. Le chauffeur, ne s’en étant pas rendu compte, avait continué sa route — et ce n’est que plusieurs heures plus tard, au moment du déchargement, qu’il avait constaté la disparition.
Mais ce n’était pas tout.
En consultant les enregistrements des caméras de surveillance, le sergent remarqua qu’au moment précis où le cercueil était apparu sur la route, il n’y avait pas un seul piéton ni une seule voiture dans un rayon de 300 mètres. Comme si, pendant une fraction de seconde… la rue avait cessé de vivre.